Continuité

1998-

Une toile infinie, une composition sans espace défini, un travail toujours progressif.

Quand on finit une toile, on pense qu’il faut l’encadrer et ensuite l’accrocher. C’est la logique d’une approche traditionnelle. Mais quelques fois, l’artiste s’interroge sur la nature même de la composition et sur son raisonnement traditionnel. Pourquoi doit-on traiter l’espace d’une toile comme un espace encadré et défini? Pourquoi ne peut-on pas dépasser cette limite et aller dans un autre horizon de traitement de la composition ?

Imaginez : on finit une toile, on en fait une autre, après on en fait une troisième, une troisième entre ces deux là. Après ça on continue, avec une quatrième, à gauche, en haut (toujours en harmonie avec les autres). Après c’est la cinquième, sixième … quarantième … centième, e.t.c. Chaque toile est une continuation des précédentes. Mais en même temps elle est unique. Comme d’ailleurs chaque toile de cette composition continue. Elles peuvent toutes très bien fonctionner seules. Mais quand on les voit ensemble, on les apprécie dans une autre dimension : une dimension sans limite, ni dans le temps, ni dans l’espace.